Ps Champigny-sur-Marne 94
La crise économique mondiale a dissipé les illusions diffusées depuis près de 30 ans par les
adeptes du libéralisme effréné. Pendant ces années, rien ne devait résister à l’intarissable soif de gains des financiers du monde entier : services publics, acquis sociaux, code du travail,
agriculture, cultures, écosystèmes, code du travail, réglementations bancaires. Les droites du monde entier ont convaincu les peuples de se soumettre progressivement à ces destructions sociétales
au moyen de l’illusion d’un progrès économique inévitablement partagé par tous.
Les citoyens du monde ont cru que ce système économique globalisé finançait des productions de biens croissantes au bénéfice des salariés, et que croissance du PIB signifiait automatiquement augmentation du bien-être collectif. Mais le voile s’est dissipé sur cette immense escroquerie internationale. Il s’est ainsi avéré que ce système avait consacré des logiques financières court-termistes au détriment des objectifs productifs de long terme.
En France, des milliers de salariés ont fourni toujours plus d’efforts et de concessions pour être au final balayés et congédiés par la volonté de quelques actionnaires avides de dividendes croissants. Les maigres croissances des marchés de biens de consommation n’ont été basées que sur les endettements croissants des ménages. Les « heureux » salariés épargnés par le chômage ont tellement accepté les stagnations de revenus qu’ils se sont résignés à consommer au moyen de crédits à la consommation.
Dans le même temps, la culture mondiale néolibérale désignait des coupables aux déséquilibres économiques et sociaux : les maigres acquis sociaux restants, les Etats, les administrations et leurs fonctionnaires, les services publics et leurs prestations sociales…Là encore les illusions se sont dissipées quand les meilleurs économistes mondiaux ont affirmé que la France avait mieux traversé cette crise économique mondiale grâce à ses services publics et à l’aide sociale. Les artisans et les chefs d’entreprise de notre pays ont pour leur part bien compris que les banques n’ont pas soutenu leurs projets d’investissements quand ils en avaient besoin. Mais au-delà de ses protestations morales et ses gesticulations habituelles, Nicolas SARKOZY n’a fait intervenir l’Etat que pour sauver ce système destructeur et pour mieux le rétablir.
Les citoyens ouvrent les yeux chaque jour un peu plus sur les incohérences de ce système et sur le fait que nous ne pouvons plus continuer comme avant. Nicolas SARKOZY est trop proche de ses amis du « dîner du Fouquet’s » et des bénéficiaires du bouclier fiscal pour prendre les courageuses décisions économiques et sociales qui s’imposent à notre pays.
Il s’agit ni plus ni moins que de construire une économie réindustrialisée plus durable et respectueuse de son environnement. En accordant des majorités politiques au Parti Socialiste et à ses partenaires lors des dernières élections régionales, les citoyens nous ont invités à mettre en œuvre des logiques de développement différentes fondées sur l’humanisme et la solidarité. C’est à partir de cette confiance accordée par les citoyens que le Parti Socialiste travaille chaque jour à l’élaboration collective d’un nouveau modèle de société.
Les militants socialistes ont voté le 20 mai dernier en faveur du nouveau modèle de développement proposé par notre conseil national. Il s’agit d’une première étape préliminaire à la tenue d’autres conventions nationales destinées à offrir un projet présidentiel à cette France éreintée et à court d’idées.
Le Parti Socialiste de Champigny-sur-Marne invite les Campinois à prendre connaissance de ce texte novateur afin de rejeter l’impasse de la politique de Nicolas SARKOZY. Nous pourrons sortir de la crise au moyen de politiques plus vertueuses mises en œuvre par un Etat stratège. Dès à présent nous invitons les campinois à rejoindre les rangs du Parti Socialiste afin de s’unir dans la définition d’un grand projet présidentiel pour 2012.
Philippe FRANK