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Chose promise - chose dûe, nous
publions aujourd'hui les 10 projets politiques que le Parti Socialiste a défendu au Parlement Européen lors du dernier mandat 2004 - 2009. Les Campinois(e)s attendent mieux de la construction
européenne que le bilan ultra-libéral imputable aux Droites européennes. Il est désormais temps de réagir en portant haut et fort la candidature du socialiste Poul Nyrup RASMUSSEN à la tête
de la future Commission Européenne.
Philippe FRANK
Secrétaire de Section
philippe.frank@gmail.com
Pendant cette législature, conformément à nos engagements, nous avons milité et travaillé pour que l'Union Européenne accélère la convergence sociale en son sein en se fixant ses objectifs, un
calendrier, et des étapes.
Pour que les salariés interviennent dans la vie de l'entreprise
1) Nous avons défendu et finalement obtenu après un long combat la révision de la directive sur les Comités d'entreprise européens (renforcement des
moyens d'intervention et de contrôle des salariés et des partenaires sociaux).
2) Les députés européens ont également supprimé le seuil de 50 travailleurs pour la constitution de groupes spéciaux de négociation permettant d'établir des Comités
d'Entreprise Européens.
3) Lors de l'examen de la directive concernant l'exposition des travailleurs aux rayonnements optiques artificiels, nous avons rappelé la nécessité d'améliorer les conditions de
travail, de santé et de sécurité dans l'ensemble de l'Europe.
4) Nous avons été à l'origine du développement des programmes "Erasmus adulte" permettant d'aller suivre une formation dans un autre pays de l'Union au cours de sa vie
professionnelle.
5) En 2004, nous avions proposé la reconnaissance de l'économie sociale au niveau communautaire, en soutenant l'adoption des statuts juridiques européens pour les associations, les
mutualités et les fondations.
6) Nous avons également regretté que la Commission ait rejeté les demandes du Groupe Socialiste au Parlement européen de législations relatives aux services d'intérêt général (SIG) et aux
services sociaux d'intérêt général (SSIG). De telles législations permettraient aussi de répondre à certaines caractéristiques de l'économie sociale, de ses activités et missions
qui relèvent de l'intérêt général et des services sociaux.
7) Nous avons défendu la spécificité de l'économie sociale dans le cadre de propositions législatives comme la Société privée européenne, le "Small Business Act" (SBA) avec plus
ou moins de succès.
8) Notre engagement en faveur de l'économie sociale s'est traduit concrètement par la Présidence de l'Intergroupe Economie Sociale par un de nos députés et par l'organisation
d'une semaine de l'économie sociale au Parlement Européen au mois de mai 2008.
9) Nous avons défendu un encadrement strict du temps de travail : après une victoire au sein du parlement européen , le Conseil majoritairement de droite, a cassé ce compromis et
cet acquis pour les travailleurs européens. C'est le revirement de la France sur ce dossier - suite à l'élection de Nicolas Sarkozy - qui a donné une majorité aux tenants de la ligne la plus
anti-sociale.
10) Adoption de la Directive sur le travail intérimaire : nous l'avons arrachée au Conseil après 6 années de discussion. Grâce à
notre mobilisation, les travailleurs intérimaires en Europe bénéficieront de mêmes conditions de traitement - temps de travail, heures supplémentaires, temps de pause, périodes de repos,
travail de nuit, congés, etc... et de salaire que les salariés employés au même poste dans l'entreprise.
Ainsi, nous avons fait progresser les droits des travailleurs, tout en réaffirmant le rôle du Parlement Européen et des partenaires sociaux. C'est un acquis concret pour 3
millions de travailleurs intérimaires en Europe, qui jusqu'à maintenant, avaient souvent des conditions d'emploi défavorables.
A suivre...
Publié le 04/05/2009 à 22h40 dans Europe