Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 18:41

 

 logo1.jpgAvec l’agression perpétuée au lycée Chérioux à Vitry-sur-Seine, une fois de plus l’Education nationale est mise à mal et le vrai visage de l’Etat se découvre.

 

Dans tout le département, dans toutes les structures éducatives publiques, de la maternelle à l’université, c’est la politique de Monsieur Châtel qui doit être mise en cause et pour une seule raison : toute société qui ne fait plus de l’ « Homme » son unique référence se détourne de ses objectifs fondamentaux.

 

D’ailleurs l’équipe du lycée ne se trompe pas quand elle annonce : « Ce sont les humains qui peuvent régler les problèmes ».

 

L’école n’est pas à vendre, et cela le corps enseignant le revendique face aux réformes qui traitent cette entité comme une marchandise qu’il faut rentabiliser. Depuis l’arrivée de ce gouvernement, nous assistons à une violente remise en cause des principes fondamentaux du service public en procédant à :

                        - une diminution drastique du nombre de professeurs à tous les niveaux

                        - une absence de politique claire et de qualité quant au remplacement des enseignants

                        - une suppression de disciplines, notamment celles qui structurent la pensée et font de l’homme un être doué de réflexion

                        - une atteinte dramatique à la formation initiale car enseigner est un métier et la rentrée 2010 se profile avec des enseignants sans formation

                        - une déstructuration de l’université, du CNRS…

                         

                        Ni la santé, ni l’éducation ne peuvent et ne doivent être soumis à la notion de rentabilité, car c’est l’avenir et le bien être des hommes qu’ils déterminent, ce qui n’exclut nullement les notions de réforme, d’évaluation mais en tenant compte objectivement des transformations de notre société.

 

Si l’homme faillit à sa tâche, la société se délite. Aucune caméra de surveillance ne remplacera le rapport humain. D’ailleurs la vidéosurveillance existe à Chérioux.

 

Mais il y a 10 ans, 22 surveillants participaient à la vie éducative des lycéens, aujourd’hui 11 seulement pour 1500 élèves.

En 35 ans, le nombre d’élèves a été multiplié par 3 et celui des surveillants divisé par 2.

 

Or la population scolaire change : elle appartient à une société où le taux de chômage s’est considérablement accru, les familles ont de plus en plus de mal à vivre dignement. Les conditions de travail des élèves à la maison sont parfois loin du respect des droits des enfants, il faut donc que les enseignants et l’ensemble de la communauté puissent avoir les moyens d’agir.

 

L’Etat en démantelant son service public de l’Education choisit de favoriser un élitisme outrancier et use d’arguments inacceptables : Monsieur le Recteur conteste aujourd’hui le droit de retrait et Monsieur Chatel, Ministre, répond par la menace ou propose des postes « temporaires », personnels à titre provisoire !

 

La seule voie à prendre, celle que propose le Parti socialiste du Val-de-Marne, c’est d’arrêter au plus vite le démantèlement en reprenant des négociations entre l’ensemble des partenaires de la communauté éducative.

 

Ensemble professionnels, spécialistes, syndicats, parents, mouvements d’éducation populaire reprenons le dialogue et construisons l’Ecole de demain, dans le respect des valeurs de la république.

Par ps section Champigny sur Marne - Publié dans : Education-universités
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