Partager l'article ! Parlons de l'avenir des collectivités territoriales: Nous croyons au rôle de la puissance publique et de la représe ...
Nous croyons au
rôle de la puissance publique et de la représentativité des élus locaux pour toutes les discussions concernant des modifications possibles de l’organisation territoriale. L’objectif du rapport
Balladur est une reprise en main des régions et des départements dont le principal défaut est d’être majoritairement à gauche. La volonté bonapartiste réformatrice du président est la volonté
d’un camp qui souhaite éliminer tous les contrepouvoirs dans notre pays.
Le comité Balladur a été créé à l’initiative de l’Elysée. Mais dès la parution du rapport, de nombreuses instances représentatives
des élus locaux AMF, Maires des Grandes villes, Associations des Petites Villes, Assemblée des départements, ont exprimé soit des réserves soit des
critiques à l'attention de ce rapport.
Tous reconnaissent que le département par exemple est une institution démocratique, qui s’inscrit dans la modernité, que le couple communes- département d’un coté et région – Etat de l’autre sont
des associations pertinentes de collectivités locales en terme d’efficacité de l’action publique en adéquation avec les besoins de la population. Le premier constitue le territoire des
politiques de proximité, le second celui des stratégies de développement.
Le but de toute réforme territoriale, et qui est perdu de vue ici, est de rendre un meilleur service aux populations, un service de proximité. Au moment où la présence des services publics se réduit comme une peau de chagrin, tout ce qui affaiblira le département sera une faute, et je pense en particulier au retrait de la clause générale de compétence.
En peu de mots Jean Paul Huchon résume bien la situation : Des choix ringards, une volonté bonapartiste, impérialiste, une mise au pas des collectivités territoriales et en Ile de France on revient au département de la Seine que le Général de Gaulle avait trouvé contre productif, choix très anciens, très pompidoliens, pas moderne…..
Pour conclure, Bertrand Delanoë : l’avenir du Grand Paris ne peut reposer sur une démarche brutale, imposée d’en haut, mais
devrait au contraire s’appuyer sur le travail déjà accompli par les élus de toutes tendances depuis plus de trois ans au sein de Paris Métropole.
Bernard LECUYER
7e Maire-Adjoint
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