Partager l'article ! Le syndicat des eaux favorable au maintien de la gestion privée de l'eau: En ayant apporté quelques modifications au texte initial en raison de ...
En ayant apporté quelques modifications au texte initial en raison de la chronologie des évènements de ces derniers jours, je retranscris le communiqué municipal relatif à la gestion
de l’eau dont Bernard LECUYER, Maire-Adjoint socialiste, est signataire. La question de la gestion de l’eau ne saurait constituer le domaine réservé des spécialistes aptes à en maîtriser les
implications techniques et financières. Il me semble être fondamental que les habitants et les associations soient invités à en débattre. La réunion municipale de ce lundi 15 décembre a permis la
tenue d’un débat entre les élus et les organismes suivants :
- M. Georges CHARLES, Maire-Adjoint,
- M. Bernard LECUYER, Maire-Adjoint (PS),
- M. Xavier DEFRANOUX, Conseiller Municipal Délégué (PS)
- Une conseillère municipale du groupe communiste,
- Le Parti Socialiste à travers la présence du secrétaire de la section de Champigny,
- Le Forum des Boucles de la Marne,
- L’association UFC-Que Choisir,
- ATTAC
L’objet principal de cette réunion publique consistait à tirer les premiers enseignements du vote du Comité du Syndicat des Eaux d’île de France du 11 décembre dernier favorable au maintien du mode actuel de gestion privée de l’eau. En effet, 88 délégués des communes membres ont voté en faveur de la gestion privée de l’eau quand 54 délégués se sont prononcé contre cette proposition. Le mode de gestion retenu consiste en une Délégation de Service Public de type régie intéressée. On peut légitimement s’interroger sur le fait que le Président Santini ait sollicité un scrutin à bulletin secret ; certains élus craignaient-ils de devoir rendre des comptes à leurs électeurs au sujet de cette question du choix de mode de gestion de l’eau ? 68 délégués ont donc voté en faveur du scrutin à bulletin secret. Enfin, le Comité a décidé de constituer un groupe de travail pour étudier les conditions d’un éventuel « allotissement » de la délégation de service public.
Lors de cette réunion municipale du 15 décembre, il a été rappelé que les enjeux portaient sur une meilleure transparence du système de gestion de l’eau, sur le mode de gestion des recettes par le délégataire actuel et sur la volonté de faire baisser le prix de l’eau. Les participants ont convenu qu’il serait souhaitable de diminuer la durée du futur contrat de Délégation de Service Public. Le Parti Socialiste de Champigny-sur-Marne a :
- regretté que le Comité du Syndicat des Eaux ait majoritairement rejeté toute perspective de gestion publique de l’eau,
- regretté que l’opacité globale du mode décisionnel du SEDIF concernant la gestion de l’eau n’ait pas permis la tenue d’un vaste débat public à ce sujet,
- regretté que les règles d’ajustement tarifaire du prix du m3 d’eau ne soient pas connues du grand public,
- souhaité que la Mairie de Champigny-sur-Marne envisage la tenue d’un débat local au sujet de la question de la gestion de l’eau (Rencontres Citoyennes ?).
Les intervenants présents à cette réunion ont convenu du fait que les habitants et les associations ne doivent pas renoncer à faire pression auprès des décideurs afin d’envisager à terme et en toute transparence la reprise en gestion publique de la distribution d’eau.
Philippe FRANK
Le 11 décembre, le SEDIF s’est prononcé sur la position proposée par le bureau quant au futur mode de gestion qui devra au terme du contrat actuel, être prêt pour le 1er janvier 2011.
La majorité municipale, le Maire ont maintes fois fait état publiquement du choix du service public garant d’une transparence devant permettre d’agir sur le prix de l’eau tout en maintenant la qualité et la pérennité de la distribution pour les usagers des 144 communes adhérentes.
Le délai pour décider de ce choix important aurait pu être reporté pour laisser plus de temps au débat et à l’expression citoyenne qui se développe dans beaucoup de villes.
Celle-ci traduit la volonté des gens et des associations de voir transférer le mode de gestion concédé à l’heure actuelle à Véolia vers une gestion publique.
Le président Santini et la majorité de droite ont refusé de voir repousser l’échéance et le bureau dans sa majorité s’est déjà prononcé pour un système de régie intéressée.
Nous ne sommes pas d’accord, et jusqu’au terme du débat nous porterons l’exigence d’une gestion publique
assurant une distribution pérenne et qualitative de l’eau chez tous les usagers.
Nous serons très vigilants sur le prix de l’eau qui en tant que bien commun ne peut être considérée comme une simple marchandise et dont la garantie d’accès doit être assurée pour tous quels que soient ses moyens financiers.
Déjà avec la mobilisation des usagers et de beaucoup d’élus, des avancées peuvent être constatées. Au sein même du SEDIF lors de la dernière commission consultative du service public local de l’eau potable (1er déc 2008), les membres présents se sont prononcés contre le choix majoritaire du bureau et rien n’interdit de penser qu’une majorité favorable à une régie publique ne puisse être gagnée dans l’intérêt de tous les usagers.
Quelle que soit l’issue du débat et du vote s’il a lieu ; le travail collectif continue.
Bernard LECUYER Georges CHARLES
Maire adjoint Maire adjoint
Délégué suppléant du SEDIF Délégué titulaire du
SEDIF
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