Dans l'article ci-dessous, chacun pourra s'interroger sur le niveau des rémunérations des 50 premiers patrons français. Le Parti Socialiste ne conteste pas le droit
aux conseils d'administration des entreprises de rémunérer leurs dirigeants les plus brillants à la hauteur de leur rareté. Mais de là à être payé au niveau de 330 smics...Enfin l'on peut
ressentir un légitime malaise quand l'Etat limite le niveau d'imposition de ces patrons au moyen du bouclier fiscal à 50 %. L'obstination présidentielle consistant à maintenir pour 2009 ce
bouclier fiscal budgétisé à 600 millions d'Euros alors que les classes populaires et moyennes subissent la crise économique de plein fouet révèle l'impasse de cette politique conservatrice de
droite. On peut également affirmer que la taxation des stocks-options constituerait une juste mesure fiscale. Pour conclure, l'Etat doit envisager dans les plus brefs délais de légiférer au sujet
de ces gigantesques rémunérations et d'encadrer sévèrement les "parachutes dorés".
Le salaire moyen des 50 premiers patrons français, qui s'établit à 383.000 euros par mois, a augmenté de 20% en 2007, et représente 310 fois le Smic, selon une enquête à paraître jeudi dans
le magazine Capital.
Patron le mieux payé de France, Jean-Philippe Thierry, à la tête d'AGF Allianz, a empoché 23,2 millions d'euros de salaire, soit 1,9 million d'euros par mois, selon le classement du mensuel.
Deuxième de ce palmarès, Pierre Verluca, patron de Vallourec, dont la rémunération a bondi de 32% en 2007 à 12,4 millions d'euros, «alors que le profit de sa société augmentait d'à peine 8%», relève le magazine.
Suivent Gérard Mestrallet (Suez, 12,2 millions d'euros), Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain, 10,2 millions d'euros) et Xavier Huillard (10 millions d'euros).
Ce classement prend en compte les salaires, les avantages en nature (voiture de fonction...) et les plus-values sur les stocks-options (des actions offertes par l'entreprise à un prix préférentiel, et revendues au prix du marché).
Selon le magazine, ce cru 2007 pourrait être «le dernier jackpot avant le krach» pour les rémunérations des grands patrons. «L'effondrement des cours de Bourse aura un gros impact sur les levées de stocks-options», rendues «moins juteuses voire carrément impossibles».
Ces rémunérations restent toutefois largement inférieures aux revenus que certains patrons ont tiré de leurs propres actions en Bourse, explique Capital.
Bernard Arnault a ainsi touché 4,1 millions d'euros de salaire comme PDG de LVMH, soit «une goutte d'eau» dans ses 376 millions d'euros de revenus, qui comprennent les dividendes touchés comme actionnaire principal du groupe de luxe.
Dans ce classement des plus gros dividendes, François Pinault, fondateur du groupe de luxe et de distribution PPR, arrive deuxième avec 259 millions d'euros, devant Lilianne Bettencourt, première actionnaire de L'Oréal, avec 256 millions d'euros.
(Source AFP)
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