Deux syndicats de
cadres, la CFE-CGC et la fédération cadres de la CGT, ont appelé à manifester ce mercredi 23 juillet contre le projet de loi du temps de travail démantelant les 35 heures. Les milliers de cadres
présents à cette manifestation ont crié leur exaspération face ce nouveau symbole de « casse sociale ». Pour rappel, ce projet de loi décrié se caractérise par la possibilité offerte
aux entreprises d’exiger 235 jours de travail de la part de leurs cadres au lieu des 218 jours réglementaires en vigueur jusqu’alors. Concrètement, cette loi provoquera la suppression pure et
simple des RTT pour les cadres. Or, les cadres travaillaient déjà considérablement en semaine (souvent bien au-delà des 35 heures) mais acceptaient ce haut niveau de stress professionnel en
bénéficiant du repos physique et moral des RTT mensuelles.
Comme le mentionnait un syndicat de cadres dans un courrier adressé au Président de la République « L'affaire ne me coûte que mes jours fériés chômés payés et mes jours de RTT, qui constituaient le maigre retour des 60 à 70 heures par semaine que j'effectue pour conserver mon job". Certes, je ne suis pas encore aussi omniprésent dans mon entreprise que vous l'êtes vous-même au service de notre pays", note le texte. Mais, "grâce à vous, je vais travailler plus et gagner plus: 17 jours valorisés de 10%"... "Et pourquoi pas 25%", demande la lettre, dénonçant une "discrimination". De plus, chaque entreprise aura à charge de renégocier ses propres accords sur le temps de travail.
Et en cas d'entente avec les syndicats, le nombre de journées travaillées pour les cadres pourra alors atteindre 282 jours, comme le permet la législation européenne. C'est-à-dire travailler six jours sur sept, avec 5 semaines de congés par an. Et quelle protection pourrait être constituée par les syndicats face à une menace de délocalisation liée au chantage de l’augmentation du temps de travail ?
Cette loi n’affecte pas que les conditions de travail des cadres. En effet, l’employeur qui aura obtenu l’accord d’au moins 30 % des salariés, sans rencontrer l’opposition de syndicats représentants 50 % de salariés, pourra demander à ceux-ci de travailler au maximum 10 heures par jour, 48 heures par semaine et 405 heures par an. Au-delà de 35 heures, les heures supplémentaires défiscalisées et détaxées seront rémunérées 25 % de plus.
Et dire que ce retour à une exploitation sociale généralisée digne de la révolution industrielle du XIXe siècle est censée incarner « la modernité » d’après Sarkozy…Toute l’histoire du XXe siècle a été caractérisée par une diminution de la durée hebdomadaire de travail autorisée par les gains de productivité ; désormais le XXIe siècle se caractérise par des régressions sociales symbolisées par une précarité ajoutée à un accroissement sans précédent de la durée légale de travail.
Le Président de la République croit pouvoir nous tromper avec la justification simpliste consistant à faire porter la responsabilité de la casse sociale à une mondialisation qui ne lui laisse guère le choix. Cependant derrière ce faux pragmatisme de façade se cache un idéologue ultra-libéral soumis aux exigences du patronat et des bourses mondiales.
Nicolas Sarkozy n’a pourtant rien de moderne puisqu’il est sourd aux attentes d’une société française pour qui la légitime « valeur travail » ne saurait éclipser l’égale importance accordée à un temps libre constitué de vie de famille, de vie associative et sportive. Les parents doivent-ils se préparer à faire garder leurs enfants 50 heures par semaine ? Enfin peut-on parler de modernité quand le gouvernement dénature par la loi un accord conclu entre les partenaires sociaux ? A ce sujet, même le patronat s’est avoué avoir été choqué par le brutal passage en force du gouvernement.
Face à la brutalité sociale de Nicolas Sarkozy, les salariés doivent comprendre que la défense de leurs intérêts passe par leur cohésion exprimée dans l’action syndicale ainsi que par leur adhésion à un Parti Socialiste toujours présent à leurs côtés lors des grandes dates sociales de 1936, 1968 et 1981.
Le Parti Socialiste de Champigny-sur-Marne est à l’écoute de notre population Campinoise frappée durement par la détérioration des conditions de travail et de vie. Rejoignez la section socialiste de Champigny-sur-Marne pour nous aider à conquérir tous ensemble les victoires sociales de demain !
Philippe
FRANK
N'oubliez pas de venir assister à la soirée Film-Débat "Salvador Allende, 35 ans après" du mardi 09 septembre à partir de 20 heures au cinéma municipal de Champigny, STUDIO 66. Diffusion du film "Salvador Allende" de Guzman. Débat réunissant divers intervenants.
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