Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /Fév /2008 21:52
undefined La sécurité a beau être un thème mis particulièrement en avant par le gouvernement, sur le terrain, la réalité est toute différente : Le désengagement financier de l’Etat rend difficile les missions de sécurisation et de prévention, ainsi que le maintien d’un tissu associatif à même de répondre aux urgences sociales.

La tranquillité publique est régalienne, elle est de la responsabilité de l’Etat et l’Etat doit mettre en œuvre une politique pour que cette tranquillité publique soit assurée de la même manière à l’ensemble des citoyens. En conséquence, certaines communes ne doivent pas bénéficier de moyens supérieurs à d’autres communes. Or nous assistons en ce moment à une baisse des effectifs en poste au commissariat de Champigny, qui ne permet plus une présence des policiers sur le terrain comme nous le souhaitons. En effet nous pensons que la police ne doit pas être que répressive, mais doit également avoir un rôle d’éducation et de prévention. La « police de proximité », que nous réclamons auprès de L’Etat, est une police visible, qui circule dans la ville pour relever les incivilités en temps réel, expliquer la loi et les conséquences du non respect de celle-ci, qui connaît bien sa population, qui pourra intervenir rapidement en cas d’incidents plus ou moins graves et qui saura également qui est l’auteur de ces événements par ses contacts et sa connaissance parfaite de la ville et de ses citoyens. Cette police est une police au service de la population et rempli un rôle social, constructif sur le plan relationnel et permet d’apporter un plus pour améliorer la vie de tous  les jours dans les différents quartiers de Champigny.

     Ne tombons pas dans le piège de la mise en place d’une « police municipale ». Il faut considérer que l’on ne peut pas demander aux campinois de payer deux fois pour sa sécurité. L’Etat lui doit sa sécurité qu’il finance  par les impôts nationaux et il faudrait que la commune augmente les impôts locaux pour assurer des tâches que la police municipale ne pourra pas effectuer n’en n’ayant pas les compétences ? Non. La tranquillité publique de la population ne s’arrête pas aux limites de sa commune. Pour être efficace la police doit travailler sur l’ensemble du territoire national.

    Le désengagement de l’Etat s’est fait sentir dès l’instant où le gouvernement  Villepin et le ministre de l’Intérieur Sarkozy ont décidé de supprimer la police de proximité. Quelques exemples : Dans le 93 il y a un seul commissariat pour quatre villes, Bagnolet, Les Lilas, Le Pré Saint Gervais et Romainville soit plus de 90 000 habitants, bravo pour la rapidité d’intervention. Le projet de finance 2008 prévoit la suppression de 2300 emplois au ministère de l’intérieur. Coïncidence le maire de Brest a été informé début octobre de la fermeture de bureaux de police et de la non ouverture d’un bureau de police nouvellement construit…..merci. Sucy en Brie s’est doté d’une police municipale, en conséquence suppression du bureau de police de cette ville, économie…..et l’on pourrait continuer cette liste.

    L’insécurité sociale engendre parfois une insécurité de personne à personne. Une implication plus territoriale de l’Etat est nécessaire pour pallier les problèmes que rencontrent de nombreux ménages. C’est dans ce créneau, mais elle ne doit pas être seule à intervenir, que la police de proximité doit prendre toute  sa place, aidé en cela par le tissu associatif et social
Par Pierre Cavalier - Publié dans : Sécurité locale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés